sur Janjak
navigués sur la Méditerranée
Ce samedi 15 août, nous quittons le port de Menton en direction de l’est, cap sur l’Italie. Zoë devant prendre son avion à Gênes le 27 août, nous devons avancer en moyenne de 8 milles nautiques par jour afin d’arriver la veille au port.
Au moment de franchir la frontière maritime, nous hissons le pavillon de courtoisie italien. Cette tradition, bien que non obligatoire en Italie, reste importante par respect : il s’agit d’arborer le pavillon du pays visité sous la barre de flèche tribord, sans retirer le pavillon français réglementaire à la poupe. Zoë et Etienne montent au mât pour effectuer la manœuvre… et cassent la drisse de signaux, qui sert également pour tenir notre feu de mouillage. Un simple nœud permet de réparer provisoirement, et le pavillon italien peut finalement flotter à sa place.
Le vent est une nouvelle fois absent. Nous parcourons donc environ 8 milles nautiques au moteur avant de viser un mouillage près du port d’Ospedaletti. En approchant de la baie, Etienne aperçoit deux ailerons à la surface ! Deux grands dauphins nagent, s’éloignant de la côte.
Le mouillage est correct, mais légèrement inconfortable pour cette première nuit en Italie, en raison d’une houle persistante. Nous comprendrons rapidement que toute la zone est soumise à ce mouvement constant, rendant difficile la recherche d’un abri parfaitement calme.
Le dimanche 16 août, le vent est toujours absent au matin. Nous avançons donc à nouveau au moteur jusqu’à Sanremo, où nous faisons une pause pour déjeuner. Du vent étant annoncé pour l’après-midi, nous repartons avec l’espoir de naviguer enfin à la voile.
Les conditions restent d’abord très calmes, ce qui nous permet de tester le gennaker. Nous sortons la voile de son sac, l’installons, la hissons et la déroulons… et tout fonctionne parfaitement. Cette voile légère, utilisée à la place du génois, se gonfle même sous un vent à peine perceptible, nous permettant d’avancer à 3-4 nœuds.
Un peu plus tard, le vent se renforce. Le gennaker étant plus délicat à affaler lorsque le vent monte, nous décidons de le replier pour repasser au génois. Nous poursuivons alors notre route à une vitesse comprise entre 4 et 5 nœuds. En chemin, nous apercevons quelques poissons volants planer au-dessus de l’eau.
Au fil des heures, le vent et la houle continuent de se renforcer. Nous approchons du port d’Imperia, où un mouillage est indiqué comme offrant une bonne tenue d’ancre. Cependant, malgré une accroche correcte, la zone reste très exposée à la houle, annoncée en augmentation pour la soirée. Nous décidons donc de relever l’ancre et de poursuivre quelques milles plus loin, jusqu’à Diano Marina, où une digue offre un abri plus rassurant. Une fois installés et enfin au calme, nous profitons d’un apéritif pour célébrer notre arrivée en Italie.
Dans la nuit, les conditions changent. Le vent et la houle tournent, rendant la digue inefficace. Le bateau est secoué. L’alarme de glissement du GPS se déclenche, nous réveillant en sursaut. Nous restons vigilants un long moment pour vérifier que l’ancre tient correctement. Finalement, tout reste en place, mais la nuit est agitée et peu reposante pour nous trois.