sur Janjak
navigués sur la Méditerranée
Nous sommes arrivés le mardi midi à bord de Janjak avec Nouille, après un trajet d'environ huit heures combinant voiture, train, voiture et navette maritime. À notre arrivée, la chaleur dans la rade était écrasante : 36 °C, avec un ressenti de 42 °C. À l'intérieur du bateau, resté fermé en plein soleil, la température était encore plus élevée.
Malgré toutes nos tentatives pour la rafraîchir, Nouille a fait un coup de chaud. Nous avons donc dû rappeler la navette pour retourner à terre et finalement passer l'après-midi ainsi que la nuit dans un hôtel climatisé.
Le lendemain matin, à 9 heures, nous avons tenté une nouvelle fois de revenir sur le bateau avec elle. Les températures étaient un peu plus clémentes. Nouille s'est rapidement trouvé un coin tranquille sous la table du carré, où elle a passé la majeure partie de la journée à dormir. Nous lui avons même installé un petit ventilateur pour lui apporter un peu d'air. Pour l'instant, tout se passe bien : elle se lève uniquement pour manger ou aller à sa litière.
Afin de maintenir une température plus supportable à l'intérieur du bateau, nous avons recouvert les hublots et les vitrages de nombreux draps pour limiter l'ensoleillement.
Une baisse des températures, accompagnée d'un peu de pluie, est annoncée pour samedi. Nous espérons qu'elle se confirmera !
Un autre problème est apparu : l'onduleur, qui nous fournit le courant en 220 V, ne fonctionne plus correctement. Le mode Éco fonctionne encore, mais uniquement lorsqu'un appareil suffisamment puissant consomme de l'électricité, comme le réfrigérateur. En revanche, le mode continu, lui, ne fonctionne plus du tout.
Il fait chaud !
Pour avancer dans nos bricolages, nous sommes contraints de nous lever avec le soleil afin de profiter de la fraîcheur matinale, entre 6 h et 8 h. Passé ce créneau, la chaleur devient trop importante pour travailler.
En ce moment, nous nous consacrons à plusieurs travaux : rendre étanche le réservoir d'eau bâbord qui alimente la salle de bain, refaire le joint de la fenêtre centrale de la chambre, et réparer la fuite d'essence du moteur de l'annexe. Cette dernière est désormais résolue... mais une fuite d'air est apparue sur une valve ! Nous remplaçons également le plan de travail de la cuisine et nettoyons le pont ainsi que les panneaux solaires des fientes de goélands. D'ailleurs, l'onduleur refonctionne normalement, sans que l'on ait rien changé.
Le reste de la journée, lorsque nous ne nous reposons pas à l'ombre, nous profitons de la mer pour nous rafraîchir. Le vendredi 24, l'eau était enfin claire et transparente dans la rade. Nous avons sorti les palmes, masques et tubas pour observer les poissons entre le bateau et la plage. Une belle occasion de découvrir les fonds marins avant de faire une pause rafraîchissante à la buvette
Chaque jour, nous rejoignons la terre grâce à la navette pour faire les courses, remplir nos bidons d'eau ou encore jeter les poubelles. Pour l'instant, nous évitons de nous absenter trop longtemps afin de ne pas laisser Nouille seule à bord (de peur qu'elle vole le bateau).
😺 De son côté, elle prend de plus en plus confiance. Elle explore désormais l'extérieur du bateau, surtout au crépuscule. Les mouvements des vagues ne semblent pas particulièrement la déranger, c'est surtout la chaleur qu'elle supporte difficilement. Elle s'habitue aussi progressivement à tous les nouveaux bruits qui l'entourent.
Nous avons 40 L d'eau potable
Nouille, choquée de voir une personne marcher sur l'eau !
Le matin du 25, nous découvrons que la météo annonce une vigilance orange pour orages et grêle, alors que nous nous attendions simplement à de la pluie. Nous passons une partie de la journée à préparer le bateau : bâches et coussins sont installés pour protéger les fenêtres inclinées, et nous réfléchissons également à la meilleure façon de préserver les panneaux solaires.
En fin d'après-midi, les prévisions de grêle sont finalement levées, mais les orages restent annoncés. Certains modèles météorologiques prévoient même jusqu'à 22 mm de pluie par heure vers 22 h.
Au final, seules quelques gouttes tomberont en soirée. En revanche, le spectacle dans le ciel était impressionnant : au sud de notre mouillage, au-dessus de la mer, un véritable festival d'éclairs a illuminé l'horizon. Au plus fort de l'orage, nous avons observé plus d'un éclair par seconde.
Nous commençons vraiment à nous amariner, avec moins de nausées et plus d’appétit. En revanche, On a la tête qui tourne dès qu’on revient à terre !
Après l'orage, le dimanche matin, nous avons enfin eu droit au Mistral venant de l'ouest, ce vent dont tout le monde parle mais que nous n'avions encore jamais rencontré.
Il apportait avec lui une odeur de bois brûlé provenant des incendies dans le Var.
Nous avons attendu que le vent faiblisse avant de prendre le départ, le lundi 27.
Pendant les dernières vérifications, nous remarquons que la barre accroche et se bloque lorsqu'on la tourne. Après inspection, nous découvrons que la chaîne de transmission est détendue et qu'elle se coince sur elle-même. Nous devons donc retendre le filin qui maintient l'ensemble en tension.
Nous quittons la rade au moteur afin de nous éloigner de la circulation des autres bateaux. Au démarrage, Nouille est un peu impressionnée par le bruit, mais elle s'y habitue rapidement.
Une fois suffisamment éloignés et face au vent, nous hissons la grand-voile... qui se bloque ! Pendant qu'Amandine reste à la barre, Etienne se rend au pied du mât pour démêler et remettre en place les bouts qui empêchaient la voile de monter correctement.
Nous pouvons enfin hisser la grand-voile puis la voile d'avant, avant de mettre le cap au 40° afin de naviguer au travers.
Malheureusement, notre vitesse oscille seulement entre un et deux nœuds, soit à peine 3 km/h. Pourtant, les prévisions annonçaient un vent de 7 nœuds et notre allure (orientation du bateau par rapport au vent) était favorable. Nous pensons finalement que le vent réel était bien plus faible, probablement autour de 3 à 4 nœuds, mais nous ne disposons pas d'anémomètre pour le confirmer. Pendant toute la navigation, Amandine assure son rôle de cheffe de bord et remplit le journal de bord.
Pendant près de deux heures, nous essayons différents réglages de voiles, sans parvenir à améliorer nos performances. Finalement, alors que nous avons déjà parcouru les deux tiers de notre trajet et que notre destination est visible aux jumelles, nous décidons de rallumer le moteur pour terminer tranquillement jusqu'à la baie de la Figueirette, près de Théoule-sur-Mer.
Nous devons ensuite réaliser notre premier mouillage à l'ancre. Amandine est aux commandes du bateau tandis qu'Etienne s'occupe de l'ancre. Quatre bateaux occupent déjà cette petite baie, ce qui nous oblige à mouiller un peu plus loin que prévu, dans environ huit mètres d'eau.
Nous filons 25 mètres de chaîne, attendons une trentaine de minutes, puis Etienne enfile masque et tuba pour aller vérifier le mouillage. L'ancre est couchée dans le sable et la chaîne repose largement sur le fond, ce qui est rassurant.
Nous découvrons également le fonctionnement de l'alarme de glissement du GPS. Il suffit d'enregistrer la position de l'ancre ainsi que la longueur de chaîne mouillée : si le bateau sort du périmètre théorique autour de l'ancre, une alarme se déclenche pour signaler un éventuel dérapage.
En fin de journée, tous les autres bateaux quittent la baie. Nous nous retrouvons seuls au mouillage et profitons d'un petit apéritif au coucher du soleil pour célébrer ce premier vrai départ.
Au cours de la nuit, Amandine sortira tout de même trois fois pour vérifier sur le GPS que nous n'avons pas bougé. Finalement, tout est resté parfaitement en place et la nuit s'est très bien passée. En revanche, le mardi matin, nous sommes réveillés par une houle de travers. Les mouvements du bateau sont nettement plus importants qu'à Agay, ce qui inquiète particulièrement Nouille.
Nous décidons alors de changer de place dans la baie en nous rapprochant de la plage, dans l'espoir d'être mieux protégés par la digue du petit port. Nous remontons l'ancre, avançons d'une centaine de mètres, puis mouillons à nouveau dans le sable. Malheureusement, nous ne sommes pas mieux abrités.
Entre-temps, le vent a tourné. Les vagues arrivent désormais de face, ce qui tend la chaîne et déclenche l'alarme de glissement du GPS. Amandine plonge pour vérifier que l'ancre tient toujours correctement. Heureusement, tout est en ordre : le bateau s'est simplement repositionné naturellement sans que l'ancre ne dérape.
Ce mardi 28, la chaleur est toujours aussi écrasante. Pour nous rafraîchir, nous enfilons palmes, masques et tubas et partons explorer la baie. Nous nageons jusqu'aux petites criques, rejoignons la plage et profitons de cette eau bien plus agréable que l'air ambiant. Côté faune, nous observons de nombreux poissons : beaucoup de castagnoles et d'oblades, mais aussi des vives, quelques soles, des oursins, une étoile de mer et même une méduse.
Etienne reste en général plus longtemps dans l'eau que Amandine
Le mode "mouillage" du GPS, avec alarme, permet de suivre le bateau par rapport à l'ancre
De son côté, Nouille est un peu amorphe.
Elle supporte toujours difficilement la chaleur et, contrairement à nous, elle ne peut pas aller se rafraîchir dans l'eau.
Ce jour-là, la houle est également un peu plus marquée, ce qui ne l'aide pas à retrouver la forme. Elle passe la majeure partie de la journée couchée sous la table et ne sort qu'au crépuscule.
C'est aussi à ce moment-là que nous profitons de magnifiques levers de lune.
Nos réserves d'eau commencent à diminuer sérieusement. Le réservoir bâbord est resté vide pendant toute la durée des travaux d'étanchéité, tandis que le réservoir tribord n'avait pas été rempli depuis la mise à l'eau de Janjak à Saint-Mandrier. Quant à nos 40 litres d'eau potable, ils ont été progressivement consommés pour boire et pour les douches. Il deviendra donc nécessaire de prévoir une escale dans un port afin de refaire le plein. Nous voulons réserver pour la nuit du 30 au 31. Il n'y avait plus de place disponible au port de la Napoule, en revanche, nous avons réussi à obtenir la dernière place libre au port de la Rague, juste à côté.
Mais ce soir, nous passons notre troisième nuit au mouillage dans la baie de la Figueirette.
Le mercredi 29, la chaleur est toujours aussi intense et, en l'absence de vent, nous ne faisons quasiment rien de la journée, si ce n'est nous baigner pour nous rafraîchir. À bord, chacun cherche la meilleure façon de supporter la température : Etienne s'installe à l'intérieur avec le ventilateur, tandis qu'Amandine préfère rester à l'avant du bateau, à l'ombre des draps tendus et avec un léger courant d'air. Le soir, nous utilisons notre douche portable pour nous rincer avec seulement trois litres d'eau pour nous deux.
Le jeudi 30, nous levons l'ancre en fin de matinée pour rejoindre le port de la Rague, dans le golfe de la Napoule. Notre emplacement est disponible à partir de midi. Malheureusement, c'est la pétole : le vent est totalement insuffisant pour naviguer à la voile. Nous effectuons donc le trajet au moteur.
Après une heure de navigation à environ 4 nœuds, nous arrivons à l'entrée du port en même temps qu'un yacht. La capitainerie nous demande d'attendre à l'extérieur afin de ne pas gêner les manœuvres. Nous faisons donc quelques ronds dans l'eau jusqu'à ce que l'on nous autorise à entrer par radio. Un employé du port nous rejoint à bord d'un petit bateau pour nous guider jusqu'à notre emplacement. Nous le prévenons qu'il s'agit de notre toute première manœuvre dans un port. Un second agent vient alors nous attendre sur le quai pour nous assister.
Nous découvrons notre place, coincée entre deux imposants bateaux à moteur. Elle fait pratiquement la largeur exacte de Janjak : un peu plus de quatre mètres. Amandine est à la barre pendant qu'Etienne prépare les pare-battages et guide les manœuvres. Notre voisin, resté à bord de son bateau, semble lui aussi un peu inquiet de l'espace disponible. Il finit d'ailleurs par venir nous prêter main-forte pour éviter tout risque de contact avec son bateau.
Amandine positionne Janjak dans l'axe de la place avant de se mettre au point mort. Avec l'aide du voisin, Etienne s'appuie sur les bateaux voisins pour tirer doucement Janjak jusqu'au fond de son emplacement, sans utiliser le moteur. Nous pouvons ensuite fixer les amarres et la pendille.
Finalement, la manœuvre se déroule parfaitement : du premier coup, sans toucher les bateaux d'à côté. Un vrai soulagement pour nous deux !
Nous profitons de cette escale pour refaire le plein d'eau : les deux réservoirs de 120 litres, les bidons d'eau potable, qui passent désormais à 45 litres, ainsi que notre douche portable. Nous rinçons également un peu le sel accumulé dans le cockpit, le lavage complet du bateau étant interdit en raison des restrictions d'eau.
Nous faisons une lessive, profitons des douches du port et en profitons pour ranger plus facilement le bateau. C'est d'ailleurs assez perturbant de travailler à bord sans le moindre mouvement : après plusieurs jours au mouillage, nous nous étions habitués au roulis.
Nous rejoignons ensuite à pied la station-service du port afin de remplir nos jerricans d'essence. Cela nous évite d'avoir à manœuvrer le bateau jusqu'au quai d'avitaillement. Avec seulement 15 litres, nous réalisons sans doute l'un des plus petits pleins de la journée. À côté de nous, un gros bateau était déjà à plus de 700 litres de gazole... et son plein n'était toujours pas terminé.
Nous devons également faire quelques courses et passer à Castorama. Le centre commercial se trouve à environ 35 minutes à pied du port. Nous attendons la fin de journée pour profiter d'une température un peu plus supportable, tout en arrivant avant la fermeture des magasins. Nous en profitons pour dîner au McDonald's avant de rentrer retrouver Nouille, restée garder le bateau. Dans le calme du port, elle paraît d'ailleurs beaucoup plus détendue et active.
Le lendemain matin, nous devons quitter notre emplacement avant midi. La météo annonce du Mistral pouvant atteindre 18 nœuds dans l'après-midi. Nous cherchons donc un mouillage bien abrité du vent d'ouest. Le golfe de la Napoule est relativement protégé, mais la profondeur augmente très rapidement et les rares emplacements où il est possible de mouiller sont déjà occupés. Après avoir tourné quelque temps à la recherche d'une place, nous devons finalement renoncer et revenir dans la baie de la Figueirette.
Le Mistral finit par se lever, plus fort que prévu au large, atteignant 29 nœuds (environ 54 km/h). Heureusement, la baie nous protège partiellement et nous n'y relevons qu'une douzaine de nœuds. L'ancre se met fortement en tension, nous sécurisons donc la chaîne avec un bout, mais le mouillage tient parfaitement.
Le vent, perturbé par le relief, change constamment de direction et fait pivoter le bateau dans tous les sens. Il est également extrêmement chaud : la température ressentie atteint environ 44 °C. De la cendre tombe même sur le bateau, portée par la fumée des incendies qui sévissent dans le Var. Au cours de l'après-midi, trois hélicoptères bombardiers d'eau survolent régulièrement la baie, tandis que nous apercevons des camions de pompiers circuler sur la montagne en face.
Un bout permet de reprendre la tension du guindeau, et éviter que la chaine ne se déroule lorsque le bateau tire sur l'ancre.
La trace de mouillage part dans toutes les directions, mais on reste bien réguliers autour de l'ancre, fixée dans le sol.
Le week-end des 1er et 2 août, nous restons une nouvelle fois au mouillage dans la baie de la Figueirette. Nous en profitons pour réparer la valve de l'annexe, qui est désormais, en principe, fonctionnelle.
Dans la nuit, une forte houle de travers s'installe et nous passons une très mauvaise nuit. Le lendemain, plusieurs jet-skis, attachés les uns aux autres et laissés sans surveillance dans la baie, dérivent jusqu'à venir heurter Janjak. Nous devons les repousser et contacter le port afin que quelqu'un vienne finalement les récupérer.
Malgré la chaleur, Nouille prend de plus en plus confiance. Elle explore régulièrement l'extérieur du bateau et découvre ses premiers oiseaux marins.
Le lundi 3 août, nous mettons le cap vers le golfe de Juan-les-Pins. Le vent souffle de l'est... exactement dans la direction où nous souhaitons aller. Nous devons donc naviguer au près (le plus possible face au vent, avec un angle théorique de 45°) en multipliant les virements de bord.
Le début de la navigation est encourageant, mais le vent tourne progressivement, rendant la remontée au vent de plus en plus difficile. Entre les performances limitées du Catalac au près et notre manque d'expérience, la progression devient lente.
Au total, nous parcourons 12 milles nautiques en louvoyant pour environ 5 en ligne droite. Après deux heures et demie de navigation, soit une vitesse moyenne d'environ 9 km/h sur notre route, nous atteignons les îles de Lérins, situées à mi-parcours.
Nous mouillons au sud de l'île Saint-Honorat pour déjeuner. Zoë devant nous rejoindre le lendemain afin de visiter les îles avec nous, nous ne nous y attardons pas. Le cadre est magnifique, mais également extrêmement fréquenté, avec une impressionnante concentration de bateaux au mouillage.
Au moment de repartir, une nouvelle surprise nous attend : le guindeau refuse de relever l'ancre. Même en tirant à la main, rien ne bouge ! Etienne enfile masque et tuba pour aller inspecter la situation. L'ancre s'est coincée dans une fissure entre deux rochers. Pendant qu'Amandine manœuvre délicatement le bateau, Etienne, resté dans l'eau, la guide afin de faire ressortir l'ancre exactement par le chemin où elle est entrée. La manœuvre fonctionne : l'ancre se libère, le guindeau peut enfin la hisser à bord et nous pouvons reprendre notre route.
Le temps perdu et notre faible vitesse à la voile nous conduisent finalement à terminer la navigation au moteur. Nous rejoignons l'anse du Croûton, à la recherche d'une bouée d'amarrage ou d'un mouillage pour la nuit. Après quelques recherches, nous trouvons finalement une bouée gratuite, idéalement protégée des vents d'est plus soutenus annoncés pour la nuit et la journée suivante.
Le mardi 4 août, nous avons réservé une place dans le seul port encore disponible : le port Vauban, à Antibes. Nous devons y retrouver Zoë, qui arrive en train pour passer le mois d'août avec nous.
La météo annonce toutefois des conditions peu favorables : une houle d'est de 70 cm, accompagnée d'un vent de 14 à 19 nœuds. Trop pour envisager une navigation à la voile. Nous quittons donc notre mouillage en fin de matinée au moteur, sous un ciel couvert.
À mesure que nous approchons du sud du cap d'Antibes, la mer se forme. Les vagues deviennent de plus en plus désordonnées et rendent la navigation difficile. Lorsque nous virons vers l'est, nous les recevons de face dans un clapot court. Les creux dépassent progressivement le mètre. Janjak tape dans les vagues, les embruns balayent le pont et nous avançons très lentement, parfois à moins de deux nœuds malgré le moteur. C'est impressionnant, mais le bateau reste sain et nous restons prudents.
Nouille, elle, supporte mal cette mer agitée et finit par être malade.
Aux deux tiers du trajet, nous changeons de cap pour rejoindre le port. Les vagues arrivent alors davantage par l'arrière, ce qui fait légèrement surfer le bateau. Le confort s'améliore nettement et notre vitesse remonte autour de 6 nœuds.
Nous atteignons finalement le port Vauban, protégé de la houle par son immense digue. Le port est impressionnant par sa taille. Il accueille notamment de nombreux super-yachts le long du « quai des Milliardaires ». Il nous faut près de cinq minutes de navigation à l'intérieur du port pour rejoindre notre emplacement.
Malgré plusieurs tentatives, nous ne parvenons pas à entrer correctement dans notre place. Un agent du port vient alors nous aider avec son petit bateau afin de nous pousser et de nous aligner correctement.
À peine les amarres frappées, Amandine repart aussitôt à pied rejoindre Zoë à la gare d'Antibes.
Zoë découvre enfin Janjak. Après une visite complète du bateau et l'installation de ses affaires, elle constate rapidement la chaleur écrasante qui règne sur les Alpes-Maritimes en cette période de canicule.
Le programme de l'après-midi est bien rempli : passage à la capitainerie (où nous recevons une nouvelle fois un petit sac de cadeaux de bienvenue) courses, achat d'essence, rinçage du sel accumulé sur les vitrages du bateau et nettoyage du pont.
En fin de journée, nous partons nous promener dans le vieil Antibes, situé juste à côté du port. Les ruelles sont très animées et l'ambiance est particulièrement agréable, malgré une chaleur toujours étouffante. Nous terminons la soirée autour d'un bon restaurant, avant de déguster une glace sur la place du marché nocturne.
Après une nuit paisible au port, le mercredi 5 août commence sans perdre de temps. Etienne tente de réparer l'onduleur, tombé en panne pendant la navigation mouvementée de la veille, puis en profite pour remettre un peu d'ordre à l'intérieur du bateau. Pendant ce temps, Amandine et Zoë vont au lavomatique, puis dans un magasin d'accastillage.
Plus tard, Etienne et Zoë partent à la recherche de lunettes pour observer l'éclipse, de glaçons réutilisables et de ventilateurs. Ils trouveront les deux premiers... mais aucun ventilateur.
Peu avant midi, nous quittons le port pour rejoindre l'anse de la Salis juste au sud du port Vauban, où nous prévoyons de passer le reste de la journée ainsi que la nuit au mouillage.
Nous jetons l'ancre en face de la pointe des Pendus. Malheureusement, ce premier mouillage n'est pas des plus confortables pour Zoë. La houle d'est, combinée au passage régulier des bateaux, fait rouler Janjak sur le travers et lui donne rapidement le mal de mer. Nous alternons donc les siestes à l'ombre et les baignades pour tenter de nous rafraîchir... et d'aider Zoë à mieux supporter les mouvements du bateau.
L'eau est particulièrement trouble, probablement en raison de la houle de la veille qui a remué les fonds. Impossible de distinguer l'ancre. En revanche, nous apercevons une méduse jaune et violette dériver tranquillement à côté du bateau.
Nous passons la nuit dans cette anse en prévoyant de reprendre la route, un peu plus à l'ouest, le lendemain.
L’onduleur, qui fournit le courant en 230V, est toujours hors service. Nous n’avons donc plus de réfrigérateur ni de prises secteur pour recharger nos appareils. Nous devons nous contenter d’un unique allume-cigare pour alimenter nos trois téléphones ainsi que les ventilateurs, dont un est utilisé en continu pour Nouille.
Le jeudi 6 août, nous mettons le cap vers les îles de Lérins à la voile, une première pour Zoë. À notre arrivée, l’affluence est impressionnante : l’endroit ressemble à un véritable port… mais au mouillage. Nous passons entre les deux îles et mouillons avec très peu de chaîne, les bateaux étant extrêmement proches les uns des autres.
L’eau est d’un bleu limpide, remplie de poissons. Nous en profitons pour nous baigner, à la fois pour nous rafraîchir et pour apprécier le lieu. Pour Zoë, c’est aussi un bon moyen de lutter contre le mal de mer.
Le soir, nous décidons de tenter l’expérience du food-boat : un bateau vient préparer et livrer directement à bord notre repas. Au menu, trois cocktails XXL, trois sandwichs chauds et deux beignets. Le tout à un prix très élevé… mais l’expérience en vaut la peine.
Le vendredi 7 août, nous passons la journée au mouillage, dans une ambiance plus calme. Amandine et Zoë partent explorer les environs en palmes, masque et tuba jusqu’à l’île Sainte-Marguerite, à la recherche des statues sous-marines. Si celles-ci ne correspondent pas tout à fait aux photos attendues, la balade reste agréable, notamment grâce à la présence de nombreux poissons.
Au retour, il devient difficile de retrouver Janjak au milieu de ce véritable parking flottant. Heureusement, nous avions un point de repère : le food-boat à burgers à proximité de notre mouillage.
Le samedi 8 août, nous mettons l’annexe à l’eau pour la deuxième fois depuis notre arrivée à bord de Janjak, et pour la première fois à trois, avec nos sacs. C’est également la première fois que nous laissons le bateau, et Nouille, seuls au mouillage.
L’annexe est probablement un peu sous-gonflée. Nous parvenons tout de même à rejoindre l’île, mais en prenant de l’eau à chaque petite vague. À notre arrivée au Port des Moines, très étroit, la personne chargée de l’accueil nous demande d’échouer l’annexe sur la petite plage au fond du port. Nous "beachons" donc l’annexe avant de chausser nos chaussures pour partir explorer l’île.
Nous commençons par une courte balade avant de rejoindre la tour monastique, rouverte au public depuis trois semaines. Nous avons la chance de bénéficier d’une visite guidée privée avec une bénévole, qui nous raconte l’histoire du lieu, depuis Saint Honorat au IVe siècle jusqu’à aujourd’hui. Nous découvrons également l’origine de la "Croisette" et de la "Palme" d’or, toutes deux liées à l’île.
Nous poursuivons notre découverte en passant devant plusieurs chapelles. L’île est pensée comme une église à ciel ouvert, avec des chapelles réparties sur les côtés et le monastère en son centre. Nous nous arrêtons ensuite à la boutique des moines, qui propose leurs productions : vins et liqueurs.
Cette année, une nouveauté attire notre attention : une cuvée de rosé, baptisée « Silence », produite grâce à l’arrivée d’un moine œnologue. Nous achetons une bouteille bien fraîche pour accompagner notre déjeuner.
De retour à l’annexe, nous regagnons Janjak et profitons d’un repas savoureux : une omelette au chorizo et au fromage (du Caprice des Dieux, pour rester dans le thème), accompagnée de notre rosé bien frais.
Avant de quitter les îles, Zoë et Etienne s’attaquent au nettoyage de la coque, déjà recouverte de petites algues et dépôts. Une fois cette tâche accomplie, nous levons l’ancre et rejoignons à nouveau l’anse du Croûton, où nous trouvons facilement une bouée libre pour la nuit. Cette fois-ci, la zone est beaucoup plus calme, avec très peu de bateaux présents.
Ce dimanche 9 août, nous naviguons entre Antibes et Beaulieu-sur-Mer. Nous parvenons à profiter d’environ une heure de navigation à la voile, à une vitesse de 3 nœuds, avant que le vent ne tombe complètement. Nous en profitons pour déjeuner en navigation, puis sommes contraints de terminer le trajet au moteur jusqu’à la baie des Fourmis.
Nous mouillons entre Saint-Jean-Cap-Ferrat et Beaulieu-sur-Mer, sous une chaleur étouffante. Il y a déjà pas mal de bateau, et une absence totale de vent, nous mouillons donc avec peu de chaîne avant d’aller nous baigner pour nous rafraîchir.
Vers 19 h, la situation change brutalement. Un fort coup de vent descend de la montagne, totalement imprévu. En quelques minutes, le vent dépasse les 20 nœuds et Janjak commence à glisser sur une trentaine de mètres : l’ancre ne tient plus.
La plupart des bateaux lèvent rapidement l’ancre et quittent la baie, probablement pour rejoindre leur port d’attache. Seuls quelques voiliers habitables restent sur place. Nous réagissons rapidement en filant toute la longueur de chaîne disponible, soit environ 30 mètres. Cette fois, l’ancre s’enfonce correctement dans le sable et accroche solidement. Malgré des rafales soutenues pendant près de deux heures, le bateau ne dérape plus. La nuit reste toutefois un peu inquiétante, même si tout se passe finalement sans incident. Au petit matin, Amandine profite d’un magnifique lever de soleil.
Nous décidons de rester une journée supplémentaire dans la baie des Fourmis.
Pour supporter la chaleur, nous passons beaucoup de temps dans l’eau. Nous gonflons la bouée ananas et improvisons deux balançoires à l’avant du bateau à l’aide d’une amarre, entre les deux flotteurs du catamaran.
Zoë commence progressivement à s’habituer aux mouvements du bateau. En revanche, dès qu’elle se retrouve à l’intérieur, le mal de mer revient. Elle doit donc prendre ses douches sur le pont avant du bateau, la salle de bain située dans le flotteur bâbord étant l’endroit où les sensations sont les plus désagréables.
Ce mardi 11 août, nous mettons le cap vers la baie de Saint-Laurent avec l’objectif de refaire le plein d’essence au port de Beaulieu. Après deux tentatives de contact à la radio restées sans réponse, nous décidons de nous engager malgré tout dans le port. Nous constatons alors qu’un imposant bateau à moteur occupe déjà le ponton d’avitaillement. Nous manœuvrons pour ressortir et attendre à l’extérieur. Après une dizaine de minutes sans évolution de la situation, nous décidons finalement de reprendre notre route, toujours au moteur en raison de la pétole.
En chemin, nous consultons les prévisions météo qui annoncent un possible coup de vent dans l’après-midi. À Saint-Laurent, des bouées interdisent le mouillage près de la côte et la profondeur est trop importante pour nous permettre de jeter l’ancre. Nous devons donc renoncer et faire demi-tour.
Nous nous dirigeons alors vers la baie d’Èze, où nous avons repéré une zone de sable susceptible d’offrir une meilleure tenue d’ancre en cas de vent. Une fois sur place, nous nous baignons pour nous rafraîchir, tout en gardant systématiquement une personne à bord afin de surveiller une éventuelle montée du vent et intervenir rapidement si nécessaire. Finalement, la journée reste parfaitement calme, sans la moindre brise.
Amandine et Zoë partent nager jusqu’à la plage afin d’évaluer la possibilité d’y échouer l’annexe. Les galets rendent toutefois la progression difficile et peu pratique pour rejoindre le chenal à pieds.
De retour au bateau, Etienne et Zoë repartent en annexe pour poursuivre le repérage. Ils atteignent le chenal situé à environ 400 mètres, cette fois dans une annexe correctement regonflée et bien plus confortable. Après l’avoir tirée sur la plage et vérifié qu’il est possible de la laisser en sécurité, ils en profitent pour s’offrir une pause bien méritée autour d’un verre frais à la terrasse d’un snack. Ils en ramènent également des paninis pour le dîner à bord.
En soirée, nous décidons d’installer le gennaker en prévision de la navigation du lendemain. Cette voile d’avant, particulièrement adaptée au petit temps de travers, est rangée enroulée dans un sac avec ses bouts. Nous devons donc comprendre son installation, en regardant sur internet. Après plusieurs essais, nous parvenons finalement à le hisser correctement.
Ce mercredi 12 août, le vent est annoncé pour le milieu d’après-midi. Nous décidons donc de profiter de la matinée pour descendre à terre et visiter Èze. Nous nous levons à 7 h afin de nous préparer tranquillement et être certains d’attraper le bus de 10 h, les passages étant peu fréquents dans le secteur. Tous les trois, nous embarquons dans l’annexe avec un sac de randonnée et nos chaussures de marche. Etienne pilote jusqu’au bout du chenal, où Amandine saute à l’eau pour sécuriser l’annexe sur la plage. Nous la portons ensuite jusqu’à un anneau pour la cadenacer avant d’enfiler nos chaussures.
Arrivés en avance, nous constatons que le bus ne passe que dans plus d’une heure. Nous en profitons pour nous rendre jusqu’à la gare d’Èze Plage, qui est également un office de tourisme. Nous nous renseignons sur les billets de bus, la visite du village et le sentier que nous souhaitons emprunter pour redescendre à pied, en privilégiant la descente plutôt que la monté, en raison de la chaleur. Nous patientons ensuite autour d’un petit-déjeuner dans le café situé en face de la gare, l’un des rares établissements affichant des prix de repas à moins de 100€ par personne.
À notre retour à l’arrêt de bus, la foule est déjà dense. Nous nous demandons même si nous parviendrons à monter dans le bus. Grâce à quelques réflexes acquis dans les transports parisiens, nous réussissons finalement à nous faufiler à bord. Après une vingtaine de minutes dans un bus bondé, serpentant à travers les lacets de la montagne, nous atteignons Èze Village.
Le lieu ressemble davantage à un parc d’attractions qu’à un village paisible : les ruelles étroites sont saturées de visiteurs, formant une file quasi continue. Cela enlève un peu de charme à ce site pourtant pittoresque. Après avoir parcouru les principales rues, nous nous dirigeons vers un des rares restaurants proposant un dejeuner à moins de 100€ par personne (encore !). Nous optons pour trois sandwichs focaccia, pour un total d’environ 50 € tout de même.
Nous entamons ensuite la descente par le sentier Nietzsche, qui serpente le long de la montagne jusqu’à Èze Plage. En chemin, nous découvrons une petite cascade d’eau fraîche, cachée à l’écart du sentier. Nous décidons d’y faire une pause pour déjeuner, profitant de quelques degrés en moins, particulièrement appréciables sous cette chaleur.
La descente dure environ une heure et demie. Une fois arrivés, nous retournons au snack de la veille pour nous rafraîchir avec des boissons fraîches. Nous récupérons ensuite notre annexe, brûlante sous le soleil, et regagnons le bateau.
De retour à bord de Janjak, nous profitons d'une baignade bien méritée avant de lever l'ancre.
Vers 16 h, nous quittons notre mouillage d’Èze en direction de Menton, où nous avons réservé une place au port pour le lendemain.
Nous avions initialement prévu de tester le gennaker. Cependant, une fois éloignés de la côte, nous constatons que le vent est bien établi mais que le ciel devient légèrement menaçant. Pour une première utilisation, nous préférons éviter toute prise de risque et privilégier des conditions stables.
Nous tentons alors de dérouler le génois, mais celui-ci se bloque. Après vérification, nous comprenons que le gennaker, resté en tête de mât, est entraîné par le système d’enroulement et empêche le déploiement correct de la voile d’avant. Nous décidons donc d’affaler le gennaker, ce qui nous permet ensuite de dérouler le génois sans difficulté.
Nous prenons le vent au largue, légèrement par l’arrière, une allure particulièrement favorable pour le catamaran. Avec les deux voiles bien réglées, nous atteignons facilement 6 nœuds, une vitesse nettement supérieure à ce que nous avions connu jusque-là.
Nous longeons la côte et passons au large de Monaco, que nous observons depuis la mer. À ce moment-là, le vent se renforce avec quelques rafales. Craignant un coup de vent ou un orage, nous préférons rester prudents et affaler la grand-voile, en conservant uniquement la voile d’avant. Malgré cela, nous continuons à avancer à environ 4 nœuds.
Nous arrivons vers 18 h 30 dans la baie de Carnolès, près de Menton, avec l’intention d’y observer l'éclipse.
Le ciel est d’abord couvert et nous pensons ne rien voir. Finalement, les nuages se dissipent et nous nous installons sur le pont avant, lunettes prêtes. Mais au moment précis où l’éclipse devait débuter, le soleil disparaît derrière la montagne. Nous ne verrons donc rien.
Pour se rattraper, Zoë et Amandine se lèvent à 2 h 30 du matin afin d’observer les étoiles filantes annoncées dans la nuit. Malgré un ciel encore légèrement voilé, elles auront la chance d’en apercevoir une bonne dizaine.
Ce jeudi 13 août, nous arrivons au port de Menton Garavan où nous nous amarrons en tout début d’après-midi. Nous avons réservé deux nuits, le port étant particulièrement abordable, environ deux fois moins cher que la plupart des ports alentours.
Les premières heures sont calmes. Nous nous reposons en essayant de supporter la chaleur, encore plus oppressante à quai. Le matin même, un agent de la station-service du port a relevé une température de 52,8 °C sur le quai à 9 h, preuve de conditions particulièrement extrêmes.
En soirée, nous quittons le port pour aller nous promener dans Menton. Nous longeons la plage, traversons les rues commerçantes animées en pleine saison estivale, puis explorons les ruelles étroites de la vieille ville.
Le lendemain est bien plus actif. Pendant qu’Etienne s’attèle à la réparation de l’onduleur, Amandine et Zoë s’occupent de la laverie, puis se rendent dans un magasin d’accastillage ainsi qu’à la pharmacie. Nous nettoyons également le moteur, vérifions le niveau d’huile, faisons les courses et rangeons le bateau. Nous allons aussi chercher de l’essence, cette fois à vélo.
Le vélo s’avère d’ailleurs très pratique au port. Nous l’utilisons à tour de rôle pour différents déplacements : aller à la capitainerie, récupérer une bouteille de gaz ou simplement rejoindre les sanitaires situés à l’autre extrémité du quai.
Dans l’après-midi, un orage se prépare. Des rafales de vent, annoncées à 100 km/h en mer mais atténuées dans le port, balayent Menton. Nous devons rapidement intervenir pour retendre les pendilles et repositionner les pare-battages afin d’éviter que la poupe ne vienne heurter le quai en béton.
En fin de journée, un spectacle inattendu attire notre attention : un banc de dizaines de petits poissons se met à bondir hors de l’eau. Certains atterrissent sur le quai et sur Janjak. Nous les remettons à l’eau, tout en en montrant un à Nouille, qui observe la scène avec curiosité, mais à distance.
Nous repartons ensuite en ville pour la soirée, cette fois en direction des hauteurs. Nous nous perdons à nouveau dans les ruelles escarpées et labyrinthiques de la vieille ville. Nous goûtons à la célèbre citronnade de Menton, et Amandine teste également le citron glacé, spécialité locale incontournable.
Le lendemain, nous quitterons la France par la mer pour rejoindre l’Italie, située à seulement quelques minutes de là. Après près d’un mois à bord de Janjak, une nouvelle étape commence : direction la mer de Ligurie et le golfe de Gênes.
Cela fait un peu moins d'un mois que nous sommes sur Janjak. C'est déjà un soulagement de voir que le mal de mer est bien passé. Nous commençons à avoir nos routines et habitudes qui montrent que c'est un vrai voyage, pas seulement des vacances. Le plus angoissant, c’étaient surtout les manœuvres au port, qui se sont finalement bien déroulées, il faudrait que cela soit toujours le cas en Italie. Pour l'instant, nous allons peu sur terre car manœuvrer et accoster en annexe est délicat. Nous espérons que cela sera plus facile par la suite pour visiter les villes plus souvent.
Notre voyage est déjà ponctué de plusieurs petites péripéties, sympa à raconter mais sans rien de grave, on est donc confiants pour la suite ! Nous avons juste besoin que les températures finissent par diminuer, pour nous et pour Nouille.