sur Janjak
navigués sur la Méditerranée
La sortie du port d’Imperia est agitée, comme prévu. Le vent souffle et la houle est bien présente, avec des vagues hautes mais relativement espacées. Devant le port, nous apercevons un magnifique trois-mâts en bois. Un événement consacré aux bateaux historiques a justement lieu à Imperia cette semaine.
Les conditions de vent pourraient être intéressantes pour naviguer à la voile, mais la houle rend le bateau moins facile à manœuvrer. Nous préférons donc rester au moteur. Nous naviguons ainsi de midi à 17 h en direction de la frontière française. Plus nous avançons vers l’ouest, plus la mer s’apaise. Nous envisageons un temps de mouiller à Vintimille, mais une légère houle persiste. De plus, Yasmine, une collègue d’Amandine, est justement de passage à Menton. Nous décidons donc de retourner au port de Menton Garavan, particulièrement abordable, pour y passer la nuit.
Une fois amarrés, Etienne reste se reposer à bord de Janjak pendant qu’Amandine retrouve Yasmine autour d’une citronnade. Elles reviennent ensuite au bateau pour une petite visite.
Le lendemain, après un passage au magasin d’accastillage, nous quittons Menton vers midi et jetons l’ancre juste à côté du port pour déjeuner, avec notre nouvelle boule de mouillage. Nous attendons également que le vent, annoncé en hausse dans l’après-midi, se lève. Retrouver un mouillage calme, sous le soleil et dans une eau claire, nous fait particulièrement plaisir. Nous n’avions plus connu de telles conditions depuis notre arrivée en Italie. Vers 15 h, nous sentons enfin le vent commencer à souffler. Nous levons l’ancre et hissons les voiles. Malheureusement, il reste finalement très faible. Pendant une trentaine de minutes, nous avançons à moins de deux nœuds. Arrivés devant Monaco, nous abandonnons la voile et rallumons le moteur pour parcourir les quelques milles qui nous séparent de la baie des Fourmis. Nous prévoyons d’y passer la nuit au mouillage, avec des conditions annoncées particulièrement tranquilles : pas d’orage ni de grosse houle à l’horizon.
À notre arrivée, l’ambiance est bien différente de celle de notre précédent passage. L’effervescence de juillet et août a disparu. Il ne reste plus que quelques grands yachts et des voiliers habitables dans la baie. La nuit est effectivement très calme. Seule Nouille semble avoir décidé que nous n’avions pas besoin de beaucoup dormir et vient nous réveiller à plusieurs reprises…
Au petit matin, nous prenons rapidement notre petit-déjeuner avant de lever l’ancre. Nous terminerons de nous préparer en navigation. Une fois sortis de la baie et Janjak stabilisé sur le bon cap, nous prenons chacun notre tour une douche et nous préparons pendant que l’autre surveille la navigation. Nous mettons le cap sur Antibes, où nous avons déjà passé deux nuits sur des bouées gratuites. Nous espérons y retourner afin de pouvoir ensuite descendre à terre avec l’annexe. Malheureusement, nous découvrons que le port situé à proximité n’autorise pas les annexes et qu’il n’est pas non plus possible de les échouer sur la plage.
Nous rejoignons les bouées vers midi pour déjeuner et profiter d’un après-midi tranquille à bord.
Un nouveau problème apparaît alors sur le circuit électrique : les pompes à eau ne fonctionnent plus et font disjoncter le circuit 12V. Nous devrons chercher l’origine de la panne, mais l’intervention sera beaucoup plus pratique une fois installés dans un port. En attendant, nos jerricans d’eau nous permettent de nous débrouiller.
Nous poursuivrons ensuite notre route vers l’ouest.