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Côte d'Azur

Au 1er septembre :

49

jours

sur Janjak

340

milles nautiques

navigués sur la Méditerranée

Retour en France

Du 1er au 3 septembre

La sortie du port d’Imperia est agitée, comme prévu. Le vent souffle et la houle est bien présente, avec des vagues hautes mais relativement espacées. Devant le port, nous apercevons un magnifique trois-mâts en bois. Un événement consacré aux bateaux historiques a justement lieu à Imperia cette semaine.

Les conditions de vent pourraient être intéressantes pour naviguer à la voile, mais la houle rend le bateau moins facile à manœuvrer. Nous préférons donc rester au moteur. Nous naviguons ainsi de midi à 17 h en direction de la frontière française. Plus nous avançons vers l’ouest, plus la mer s’apaise. Nous envisageons un temps de mouiller à Vintimille, mais une légère houle persiste. De plus, Yasmine, une collègue d’Amandine, est justement de passage à Menton. Nous décidons donc de retourner au port de Menton Garavan, particulièrement abordable, pour y passer la nuit.

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Une fois amarrés, Etienne reste se reposer à bord de Janjak pendant qu’Amandine retrouve Yasmine autour d’une citronnade. Elles reviennent ensuite au bateau pour une petite visite. 

Le lendemain, après un passage au magasin d’accastillage, nous quittons Menton vers midi et jetons l’ancre juste à côté du port pour déjeuner, avec notre nouvelle boule de mouillage. Nous attendons également que le vent, annoncé en hausse dans l’après-midi, se lève. Retrouver un mouillage calme, sous le soleil et dans une eau claire, nous fait particulièrement plaisir. Nous n’avions plus connu de telles conditions depuis notre arrivée en Italie. Vers 15 h, nous sentons enfin le vent commencer à souffler. Nous levons l’ancre et hissons les voiles. Malheureusement, il reste finalement très faible. Pendant une trentaine de minutes, nous avançons à moins de deux nœuds. Arrivés devant Monaco, nous abandonnons la voile et rallumons le moteur pour parcourir les quelques milles qui nous séparent de la baie des Fourmis. Nous prévoyons d’y passer la nuit au mouillage, avec des conditions annoncées particulièrement tranquilles : pas d’orage ni de grosse houle à l’horizon.

À notre arrivée, l’ambiance est bien différente de celle de notre précédent passage. L’effervescence de juillet et août a disparu. Il ne reste plus que quelques grands yachts et des voiliers habitables dans la baie. La nuit est effectivement très calme. Seule Nouille semble avoir décidé que nous n’avions pas besoin de beaucoup dormir et vient nous réveiller à plusieurs reprises…

Au petit matin, nous prenons rapidement notre petit-déjeuner avant de lever l’ancre. Nous terminerons de nous préparer en navigation. Une fois sortis de la baie et Janjak stabilisé sur le bon cap, nous prenons chacun notre tour une douche et nous préparons pendant que l’autre surveille la navigation. Nous mettons le cap sur Antibes, où nous avons déjà passé deux nuits sur des bouées gratuites. Nous espérons y retourner afin de pouvoir ensuite descendre à terre avec l’annexe. Malheureusement, nous découvrons que le port situé à proximité n’autorise pas les annexes et qu’il n’est pas non plus possible de les échouer sur la plage.

Nous rejoignons les bouées vers midi pour déjeuner et profiter d’un après-midi tranquille à bord.

Un nouveau problème apparaît alors sur le circuit électrique : les pompes à eau ne fonctionnent plus et font disjoncter le circuit 12V. Nous devrons chercher l’origine de la panne, mais l’intervention sera beaucoup plus pratique une fois installés dans un port. En attendant, nos jerricans d’eau nous permettent de nous débrouiller. 

Nous poursuivrons ensuite notre route vers l’ouest. 

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Retour au point de départ

4 septembre

Nous passons une bonne nuit accrochés à la bouée. Depuis quelque temps, nous remarquons cependant un comportement étrange : la batterie se recharge beaucoup moins bien et son niveau diminue progressivement.  Un diagnostic rapide nous permet de constater que l’un des MPPT, qui gère la conversion de l’énergie entre le panneau solaire et la batterie, ne fonctionne plus. Nous ne tournons donc plus qu’avec un seul panneau solaire au lieu de deux. Nous cherchons l’origine de la panne. Nous débranchons le MPPT, qui semble pourtant en bon état, et vérifions le circuit du panneau solaire, qui ne présente rien d’anormal non plus. Les fusibles sont toujours bons. Nous rebranchons finalement l’ensemble… et tout fonctionne de nouveau ! Comme en informatique, avec l’électronique, « dans le doute, reboot ». 

Nous avons également un autre problème électrique sur le circuit 12 V. La pompe à eau de la salle de bain semble faire disjoncter tout ou partie des équipements reliés aux tableaux d’interrupteurs. Cela concerne certains éléments de la vie à bord, mais aussi plusieurs équipements essentiels à la navigation : GPS, VHF, AIS, pilote automatique… Heureusement, les équipements qui ne passent pas par ces interrupteurs ne sont pas concernés : le démarrage du moteur, les WC et l’éclairage continuent notamment de fonctionner normalement. Pour identifier précisément l’origine de la panne, nous allons devoir démonter une partie du circuit électrique. Nous préférons donc attendre d’être installés dans un port. 

Nous repartons d’abord au moteur pour contourner les îles de Lérins par le sud, puis nous hissons enfin les voiles ! Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu l’occasion de naviguer réellement à la voile.  Nous parcourons environ 6 milles nautiques à 3 nœuds pour rejoindre, une nouvelle fois, la baie de la Figueirette. Nous aurions pu installer le gennaker pour gagner un peu de vitesse, mais nous ne sommes pas pressés et profitons simplement de la navigation. 

Le mouillage dans la baie est légèrement rouleur, mais reste malgré tout beaucoup plus confortable que ceux rencontrés en Italie. Un modèle météo prévoit un potentiel coup de vent dans la nuit. Nous nous réveillons donc pour surveiller les conditions, mais finalement, tout reste calme. Nouille, en revanche, ne l’est pas vraiment : elle profite de la nuit pour jouer et courir un peu partout sur le bateau ! 

Nous remarquons également que les nuits deviennent de plus en plus humides. Cela commence notamment à se ressentir sur les draps dans la cabine. Il va donc être temps de ressortir les déshumidificateurs. 

De Fréjus à Porquerolles

Du 5 au 7 septembre

Le samedi 5 septembre, nous prenons la direction de Port-Fréjus afin de passer une nuit au port et de tenter de résoudre notre problème sur le circuit 12 V.

Sur le trajet, nous passons devant la rade d’Agay : nous venons officiellement de dépasser notre point de départ du voyage. À partir de maintenant, nous continuons notre route dans l’autre direction.

À notre arrivée, il y a pas mal de vent et beaucoup de passage. La manœuvre est délicate et un peu stressante, mais elle se termine une nouvelle fois sans encombre.

Une fois installés à Fréjus, nous partons faire quelques courses. Il faut marcher une bonne demi-heure pour rejoindre l’hypermarché, avec tout de même une pause déjeuner au McDonald’s sur le chemin.

De retour sur Janjak, nous essayons de comprendre la panne du circuit 12 V. Le problème reste difficile à identifier : en principe, un dysfonctionnement sur un équipement devrait uniquement faire sauter le disjoncteur thermique correspondant. Nous vérifions les fusibles situés en amont des tableaux d’interrupteurs, mais tous sont en bon état. Notre hypothèse principale devient donc une surchauffe de la pompe à eau de la salle de bain lorsqu’elle fonctionne pendant une période prolongée.

Dans le Var, nous découvrons également un autre problème : une véritable invasion de moustiques tigres ! Nous nous faisons piquer tous les jours, plusieurs fois, et à n’importe quelle heure. Nous avons beau en écraser, il semble toujours en revenir autant. 

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Le dimanche 6 septembre, nous quittons le port avec toujours un peu de vent, qui nous aide cette fois à sortir de notre emplacement. Une fois en mer, le vent est bien présent, accompagné de vagues. Nous commençons notre trajet au moteur en direction de Cavalaire-sur-Mer. Les premières heures sont assez sportives. Les vagues ne sont pas nécessairement très hautes, mais le clapot est court et Janjak est régulièrement secoué. Nous profitons de ces conditions pour faire différents essais de réglage des voiles dans un vent soutenu. Nous commençons par dérouler seulement la moitié de la voile d’avant. Cela nous permet de réduire de moitié la puissance du moteur tout en conservant la même vitesse. Nous tentons ensuite de hisser la grand-voile avec un ris, c’est-à-dire avec une surface de voile réduite. Mais, au même moment, alors que nous passons devant le golfe de Saint-Tropez, le vent tombe presque complètement. Nous essayons alors de déployer toute la voilure et de couper le moteur, mais notre vitesse chute à environ 2 nœuds. À ce rythme, nous ne pourrons pas atteindre notre destination avant la nuit. Nous replions donc les voiles et poursuivons au moteur. 

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Nous rejoignons finalement la plage du Débarquement, à La Croix-Valmer, où nous jetons l’ancre dans une eau claire et peu profonde pour passer la nuit.  Une fois le soleil couché, l’obscurité est particulièrement marquée. Nous sommes loin des lumières de la ville et la lune ne se lève que plus tard dans la nuit. Nous en profitons pour observer les étoiles, particulièrement visibles dans ces conditions. Nous passons une très bonne nuit, dans un mouillage calme et une cabine relativement sèche grâce au déshumidificateur que nous avons installé et sécurisé dans la chambre.  Au réveil, la mer est parfaitement calme et transparente.

Nous commençons néanmoins à contacter plusieurs ports, car un coup de mistral accompagné d’orages est annoncé dans les jours à venir. Nous devons donc anticiper et trouver un abri. Notre premier choix serait le port de Hyères, mais il ne peut pas encore nous confirmer une réservation à l’avance. Nous avons une possibilité à Saint-Mandrier, où des places sont disponibles. 

En attendant, nous prévoyons de passer une nuit à Porquerolles sur notre trajet. Nous partons rapidement afin de faire d’abord le plein d’essence au port de Cavalaire. Par radio, on nous confirme que c’est possible.  Nous effectuons donc la manœuvre d’appontage à la station-service… pour apprendre une fois amarrés qu’il n’y a finalement plus du tout de sans-plomb disponible. Nous repartons donc bredouilles et mettons le cap sur Porquerolles, où nous espérons arriver suffisamment tôt pour avoir le temps de partir découvrir l’île. 

Porquerolles

Du 7 au 11 septembre

Le lundi 7 septembre, nous atteignons l’île d’Hyères et le port de Porquerolles. L’attribution des dernières places semble assez libre et aucune assistance n’est prévue pour l’amarrage. Heureusement, l’un de nos voisins vient nous donner un coup de main pour nous installer.

Nous pensions initialement ne passer qu’une seule nuit à Porquerolles avant d’aller nous abriter d’un coup de mistral à Saint-Mandrier. Nous préférions éviter de rester ici, car les commentaires que nous avions lus évoquaient des tarifs prohibitifs et des emplacements attribués uniquement à la journée, à renouveler chaque matin.

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Nous partons donc rapidement profiter de l’île et nous lançons dans une petite randonnée sur les hauteurs, vers le centre de Porquerolles. Nous passons par le moulin du Bonheur et l’observatoire abandonné, mais ne pouvons pas rejoindre le sémaphore, situé dans une zone militaire interdite au public.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons pour déguster une délicieuse glace, avant de terminer la journée par un apéritif dînatoire à bord de Janjak.

Le lendemain matin, nous retournons finalement à la capitainerie pour savoir s’il est possible de prolonger notre séjour. Le port est en fait moins cher que Saint-Mandrier, et il y a plus de choses à visiter sur l’île. Nous pouvons conserver notre place jusqu’au 11 septembre, ce qui devrait nous permettre de laisser passer le mistral et les vagues annoncées. Nous en profitons pour prendre notre petit-déjeuner en terrasse dans un restaurant le long du port.

Ce même jour, le Liberty arrive à Porquerolles. Il s’agit du bateau loué par Philippe et François, qui nous avaient accompagnés de Toulon jusqu’à Agay début mai. Ils naviguent cette fois avec deux autres amis. L’amarrage n’étant pas évident avec le vent et l’absence d’assistance du port, nous les rejoignons à leur emplacement pour les aider à s’installer. Nous en profitons ensuite pour visiter leur bateau.

Le soir, nous nous retrouvons tous les six pour dîner dans un restaurant au centre du village de Porquerolles. 

Le mercredi 9 septembre, le mistral doit atteindre son maximum, accompagné d’un risque d’orage. Le vent souffle effectivement fort, mais nous n’avons finalement droit qu’à quelques épisodes de pluie légère. Le Liberty reste lui aussi au port toute la journée.

De notre côté, nous profitons de cette journée pour nous reposer. Le soir, nous préparons un apéritif dînatoire sur Janjak et invitons l’équipage du Liberty à nous rejoindre. Pour l’occasion, nous accompagnons le repas d’un vin rosé produit directement sur l’île. 


Le jeudi 10 septembre, le mistral souffle toujours, soit un jour de plus que prévu. Le Liberty quitte malgré tout Porquerolles pour rejoindre Saint-Mandrier dans une mer très formée, bien trop agitée pour Janjak et pour nous.  Nous constatons que les vagues devraient encore persister pendant deux jours. Nous retournons donc à la capitainerie pour demander une nuit supplémentaire. Plusieurs régates et formations doivent arriver au port et nous devons, en contrepartie, changer d’emplacement. 

Nous commençons par aller chercher de l’essence à pied à la station-service du port, puis nous quittons notre place pour nous amarrer un peu plus loin, près de l’entrée. Heureusement, nous sommes désormais beaucoup plus à l’aise avec les manœuvres portuaires et ce changement d’emplacement ne nous pose pas de difficulté particulière. 

Nous partons ensuite découvrir le village de Porquerolles en pleine journée. Il est vraiment tout petit et nous en faisons rapidement le tour. Nous nous installons ensuite pour boire un cappuccino devant les terrains de pétanque. 

À midi, pendant qu’Etienne prépare le déjeuner, Amandine installe du jonc de mer à bord afin que Nouille puisse y faire ses griffes.

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Dans l’après-midi, nous repartons pour une nouvelle randonnée. Cette fois, nous marchons jusqu’à la plage d’Argent, puis rejoignons le sud de l’île et les crêtes avant de rentrer par les routes traversant les zones agricoles.

Avec le mistral, les températures commencent à baisser dès que le soleil disparaît. Pour la première fois depuis notre départ, la douche froide du bateau nous paraît vraiment… froide !

Pendant notre séjour à Porquerolles, nous assistons à de nombreuses arrivées et départs de bateaux. Nous aidons même plusieurs nouveaux voisins à s’amarrer. En observant toutes ces manœuvres, nous réalisons que nous ne nous débrouillons finalement vraiment pas mal : nous sommes devenus plutôt efficaces et rapides par rapport à ce que nous pouvons observer autour de nous. 

Nouille, de son côté, continue d’attirer l’attention. Sa présence à bord intrigue les voisins et elle rencontre une nouvelle fois beaucoup de succès. 

Le vendredi 11 septembre est consacré aux traditionnelles « corvées » et à la préparation du départ prévu le lendemain. Nous faisons une lessive, remplissons les réservoirs d’eau, rinçons le bateau, faisons le ménage et la vaisselle. Amandine en profite également pour coudre des aimants supplémentaires sur les rideaux de la chambre afin qu’ils tiennent mieux en place.

Le soir, nous profitons une dernière fois du village en allant dîner dans un restaurant de viande. Amandine choisit un faux-filet argentin et Etienne un filet de bœuf, le tout accompagné d’un vin rouge produit sur l’île. Et pour la première fois depuis notre départ, nous sommes tous les deux en pantalon : le soir, il commence vraiment à faire frais. 

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De Porquerolles à Marseille

12 et 13 septembre

Ce samedi 12 septembre, nous quittons Porquerolles après y avoir passé cinq jours. Nous partons tôt, car 25 milles nautiques nous attendent et les prévisions annoncent du vent dans la matinée.  Au départ, nous profitons effectivement d’un peu de vent et pouvons naviguer à la voile. Malheureusement, après seulement une vingtaine de minutes, il tombe complètement. Nous poursuivons donc notre route au moteur. 

Un peu plus tard, le vent se lève de nouveau, mais cette fois-ci face à nous, générant également des vagues. Les conditions rendent la navigation assez inconfortable. Nous avançons ainsi jusqu’à La Ciotat, où nous jetons l’ancre à proximité du port.

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À côté de notre mouillage se déroule un événement de natation, avec des dizaines et des dizaines de nageurs effectuant des tours dans l’eau. L’ambiance est donc assez bruyante pendant une bonne partie de l’après-midi.  Une fois l’événement terminé, le calme revient complètement. Nous profitons d’une soirée paisible et d’une nuit particulièrement reposante. 

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Le lendemain matin, nous devons passer au port pour prendre de l’essence. Mais personne ne répond, ni aux différents numéros de téléphone ni à la radio. Nous sommes dimanche et, le port étant municipal, la capitainerie est fermée.  En nous approchant de l’entrée, nous interrogeons un plaisancier qui quitte le port pour nous assurer que la station-service est bien accessible. Il nous confirme qu’il y a du carburant, nous décidons donc d’entrer. Le port est assez étroit et la station-service se trouve au fond d’une allée. La manœuvre n’est pas évidente et nous devons nous y reprendre à deux fois avant de réussir à nous amarrer correctement. 

En ressortant du port, un bateau de la police vient à notre rencontre. Les agents nous demandent d’éviter une zone située près de l’Île Verte, où se déroule un nouvel événement de natation. 

Nous reprenons ensuite notre route en direction de Marseille, à environ 25 milles nautiques. La majeure partie du trajet se fait au moteur. Nous passons entre les îles de l’archipel de Riou pendant qu’Etienne prépare le déjeuner. Nous mangeons en navigation, tout en maintenant notre veille sur les alentours.

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En approchant de la baie de Marseille, nous déroulons la voile d’avant pour profiter du vent qui se lève légèrement et soulager le moteur. Nous hissons également le pavillon de courtoisie Marseillais, offert par un collègue d'Etienne. Ayant cassé notre drisse des signaux, nous le fixons au hauban. Nous passons entre les îles du Frioul et le château d’If, avant de devoir composer avec les nombreux ferries et les « rodéos marins » pour rejoindre l’immense Vieux-Port de Marseille.

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Marseille

13 et 14 septembre

Notre emplacement se trouve tout au début du port, à proximité de l’entrée.  Une fois Janjak correctement amarré, nous partons pour une première promenade autour du Vieux-Port. Nous longeons le quai de Rive-Neuve, puis montons visiter l’abbaye Saint-Victor avant de terminer notre balade par un KFC bien mérité ! 

Nous passons ensuite une soirée tranquille à bord. Janjak est régulièrement secoué par le passage des bateaux qui entrent et sortent du port à toute vitesse, mais heureusement, le trafic finit par se calmer pendant la nuit. 

Le lendemain matin, nous prenons notre temps pour nous préparer avant de partir faire quelques courses. Nous passons également dans un magasin d’accastillage pour acheter des pare-battages d’angle que nous installerons à l’arrière de Janjak, sur les coins des flotteurs. Ils devraient nous permettre de mieux protéger le bateau lors des manœuvres en marche arrière entre deux autres bateaux.

L’après-midi est consacré à la découverte de Marseille, ou tout du moins des quartiers situés autour du Vieux-Port. Nous longeons les quais jusqu’à l’Hôtel de Ville, puis nous nous promenons dans les rues jusqu’à l’Hôtel-Dieu. De là, nous empruntons les petites rues historiques pour rejoindre la cathédrale de la Major, que nous trouvons vraiment très belle. Nous nous rapprochons ensuite des quais accueillant les paquebots pour rejoindre le Mucem.
Nous essayons également d’accéder au fort Saint-Jean, mais sans parvenir à trouver l’accès.

Nous continuons donc notre promenade le long des quais avant de nous arrêter dans un café pour une mission importante : trouver enfin des churros ! Amandine en cherche depuis la fin du mois d’avril et, jusqu’ici, nous n’en avions trouvé nulle part sur la côte méditerranéenne. Nous accompagnons ce goûter tant attendu d’une bouteille de cidre.

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Le soir, nous tentons une nouvelle expérience culinaire à bord : faire cuire une pizza à la poêle. Malgré une pizza plus grande que la poêle elle-même, nous réussissons à la cuire correctement et terminons cette journée par une agréable soirée pizza-film sur Janjak.

Après notre passage en Italie, cela nous fait vraiment du bien de retrouver la France, mais aussi de voir progressivement évoluer les paysages. Après l’Estérel, la Côte d’Azur et la côte ligure italienne, nous découvrons maintenant les environs de Cassis et Marseille, avant de nous rapprocher de la Camargue.

Notre manière de voyager a également évolué. Nous essayons désormais de profiter au maximum des bonnes fenêtres météo pour parcourir de plus grandes distances, en moyenne 25 milles nautiques dans une journée. En contrepartie, lorsqu’un épisode de vent fort ou de grosse houle est annoncé, nous préférons nous mettre à l’abri dans un port pendant quelques jours.

Nous naviguons toujours moins à la voile que nous le souhaiterions, mais notre priorité est désormais d’avancer efficacement vers l’Espagne. Lorsque le vent n’est pas favorable, nous préférons donc utiliser le moteur plutôt que perdre du temps.

Conséquence de nos différentes mésaventures au mouillage, nous privilégions également davantage les ports. Nous sommes plus sereins ainsi, même si cela signifie que toutes les solutions imaginées pour augmenter notre autonomie au mouillage nous sont finalement moins utiles que prévu. En revanche, cette nouvelle organisation présente un avantage : nous avons beaucoup plus d’occasions de descendre à terre et de découvrir les villes traversées.

La vie à bord évolue elle aussi avec la saison. Les températures ont réellement commencé à baisser, surtout le soir, la nuit et le matin. Nous dormons beaucoup mieux qu’au cœur de l’été, mais les nuits deviennent également plus humides. Nous commençons donc à passer davantage de temps à l’intérieur de Janjak.

Nous nous baignons également moins. Il fait moins chaud et, comme nous enchaînons davantage les journées de navigation sans rester plusieurs jours au même mouillage, les occasions sont naturellement moins nombreuses.

Côté travaux, nous avons enfin quitté la période des bricolages intensifs et des réparations impératives. Il reste toujours quelques petites choses à améliorer ou à réparer sur Janjak, qui concernent désormais davantage notre confort.

Nouille profite elle aussi de la baisse des températures. Elle est beaucoup plus active le soir, pendant la nuit et le matin, ce qui nous fait plaisir et nous permet d’avoir davantage d’interactions avec elle. En navigation, en revanche, elle conserve ses habitudes et préfère généralement rester cachée dans un rangement.

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